Gustave Flaubert — L'Éducation sentimentale [1869]

La fin du voyage

Première partie, chapitre 1 — 599_089r

10.

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sur la même rive un château s'avança
Ensuite on découvrit un château — un large château de briques, à toit pointu
avec des tourelles carrées — un parterre de fleurs s'étalait devant sa façade
comme des voûtes noires
telles que indéfinimt
& de longues avenues s'enfonçaient sous les hauts tilleuls [en creusant
légèrement y
des voûtes noires.] Il se la figura passant légèrement au bord des charmilles
elle l'appelait
Elle le cherchait dans le parc & ils rencontraient. À ce moment-là une xx
jeune dame nu-tête & un jeune homme en veste de nankin se montrèrent
sur le perron, entre les caisses d'orangers — puis tout disparut.
La petite fille jouait vaguement autour de lui. Frédéric voulut la
se cacha envoyait
baiser. Elle s'enfonça la tête dans le tablier de sa bonne. & elle lançait de
Alors la gronda
gds coups de pied derrière elle. Sa mère lui reprocha de n'être pas aimable
pr le monsieur qui avait sauvé son châle. Était-ce une ouverture
indirecte ? Va-t-elle enfin me parler ? se demandait-il. [Que faire ?
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que dire] ? Encore qqes minutes & l'occasion était perdue. Il cherchait

par quel moyen
par/comment obtenir
une invitation
chez Ar

un moyen d'être invité chez Arnoux. — & il n'imagina rien de mieux
que de lui faire observer la couleur de l'automne sur la campagne
en ajoutant
bientôt c'est
—— Voilà l'aut* l'hiver qui s'approche. C'est la saison des bals & des
dîners.
la réponse attendue ne vint pas Arnoux d'ailleurs
Mais Arnoux ne répondit pas. Il était tout occupé de ses bagages ;
fort
chacun tirait les siens. & le clocher de Montereau grandissait à l'horizon
la montagne
[derrière une ferme, entre des meules de blé.] Puis le faubourg de Surville
&
se leva sur la gauche, tandis que les deux ponts enfin*, avec leurs
gros com des avaient l'air de se rapprocher
contreforts pareils à des tours, semblaient venir vers le bateau On longea
tout* de venir
une corderie, ensuite une rangée de maisons basses, il y avait
chaudières
en dessous du quai, des marmites de goudron, des éclats de bois
sur la boue

des carcasses de bateau

et des gamins couraient au bord de l'eau, en faisant la roue.
sur le la sable
Frédéric aperçut un homme avec un gilet à manches — il
lui cria de loin « François, attèle vite » en même temps
paquebot alors* dans la foule
le bateau s'arrêtait Puis il chercha péniblement Arnoux au milieu
des passagers /qui s'empressaient pr descendre/. il lui tendit la
& l'autre en
main & la serrant, répondit :
plaisir
—— « Au revoir, cher Monsieur, » d'un air distrait
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Quand il fut sur le quai Frédéric se retourna. Elle était
maintenant près du gouvernail, à sa place. Alors il lui envoya
long
un regard /désespéré/, où il s'efforça de mettre toute son âme
puis il tourna vivement les talons.

Sawasaki Hisaki