Gustave Flaubert — L'Éducation sentimentale [1869]

L'arrivée à Montereau

Première partie, chapitre 1 — 599_090r

11. 15 xx

                                                                                     venir
Avec leurs contreforts pareils à des tours semblaient s’avancer vers
    on longa d’abord   ensuite rangée de petites basses
le bateau. Après une corderie, une ligne de maisons basses
                      il y avait                                         sur la berge

sur le sable
des chaudières de goudron
parmi des éclats de bois
des carcasses de chaloupe.

aperçut, bordant/ait la rivière& en dessous du quai, parmi des
éclats de bois & des marmites de goudron & des gamins couraient
sur le sable en
en criant & faisant la roue.
au bord de l’eau
       contre
   Il y a dans l’angle d’un mur un massif de vieux
arbres                                                         2                1
tilleuls rabougris. Frédéric qui cherchait du regard quelqu’un
             avec    à manches
aperçut un homme /en gilet de percale / assis tranquillement sur
             & de loin         de loin         donc
un banc. & Il lui cria « François attèle vite » en même
                                                Mais
temps que le bateau s’arrêtait. Mais il voulut, avant de
                                                     Puis
partir, voir encore une fois Arnoux. il le chercha péniblement.
Ar au milieu                      pr
à travers les passagers qui s’empressaient de descendre. il lui
                      &                              répondit
tendit la main. l’autre en la serrant, reprit
    plaisir                                                distrait
– Au revoir, cher Monsieur » d’un air indifférent.
      revoir    descendu
    Quand il fut descendit Frédéric se retourna de suite
                       sur le quai             2                     1
vers le bateau. Elle était maintenant près du gouvernail, à sa
             en                                                         Alors
place, elle attendait que la foule se fut écoulée. Il lui envoya
long   un regard             s’efforça
un regard désespéré, un regard où il tenta de mettre toute son
              il    vivement
âme, puis tourna les talons.
                 vivemt
   Son domestique l’aborda. Mais sans répondre à ses civilités
       brusquement
il lui dit d’un ton irrité
tu aurais dû   brutalement                       jusqu’ici
— Pourquoi n’as-tu pas amené la voiture jusque là » – (car il n’eût
pas été fâché de faire savoir aux autres que qu’il possédait
   voiture             l’autre
une voiture*) – & comme le serviteur s’excusait.
— quel maladroit ! allons ! donne-moi cent sous » & il alla manger
dans une auberge.
    un quart d’heure après
    Un quart d’heure après, au moment de se mettre en route,
balança n’entrerait
il hésita s’il n’irait pas comme par hasard dans la
                                                              il la verrait.
cours des messageries – Elle pouvait s’y trouver – « à quoi
bon » se dit-il & il monta dans l’Américaine.

Sawasaki Hisaki