Gustave Flaubert — L'Éducation sentimentale [1869]

Au collège de Sens

Première partie, chapitre 2 — 599_133r

19.

une langueur

Par les xxx qqfois après les longues promenades au coucher du soleil
Les soirs d'été surtout, quand ils avaient marché longtemps par
            d'été qqfois  au bord                                           en pleine
les chemins pierreux entre les vignes, ou sur la gde route entre
campagne    au coucher du soleil       quand                   mûrs

au                couchant
sous le soleil couchant
tandis que

les champs & que le soleil se couchait, tandis que les blés ondulaient
                               de xxx      passaient             chaud
et que des senteurs d'angélique roulaient* dans l'air, une sorte
une suffocation                                                à l'
d'étouffement les prenait - & ils s'asseyaient à l'écart, tout


                     tout
s'étendaient sur le dos étourdis
          ennivrés
jouaient aux barres
ou conduisaient des
cerf-volants. Enfin

couchaient sur le dos tout
étourdis, ennivrés. Les autres couraient en manches de chemise
                     couraient sur l'herbe
sautaient les fossés, faisaient partir des cerfs-volants. Enfin
                                                                                       suivant
le maître d'études les rappelait, on s'en revenait en traversant
                      que traversaient                                    longeant
par les jardins qu'arrosaient de petits ruisseaux, puis un long
                   & en suivant             obscurcis
faubourg, puis les boulevards ombragés par les vieux murs
puis                     où les pavés
puis les rues désertes sonnaient sous les pas. la grille de fer s'ouvrait
                               qui
on remontait l'escalier & ils étaient pr tristes, comme après
de gdes débauches.
                                                                     mutuellement
Mr le Censeur prétendait qu'ils s'exaltaient réciproquement, cependant
si Frédéric travailla dans les hautes classes, ce fut par le
conseil de son ami. & de son côté il le supplia d'écrire

composer

qque chose. Desl envoya    à
qque chose un article pr de L'indicateur senonais - &
ce petit morceau avait causé un petit scandale
quand Frédéric
Mais                            Fred l'ayant    voulut bien le
aux vacances de 1837 l'emmena Deslauriers chez sa mère
                                                                consentit à
                                        Me Moreau ne refusa pas de le recevoir
                                                                                           chez elle
Mais le jeune Deslaur. Il                à Me Moreau
                  
Deslauriers lui déplut extrèmement — d'abord par son
               qui                                                d'assister
appétit, lequel était prodigieux. Puis il refusa d'aller le
                   aux offices      à table   discours
dimanche, à l'église. Il tenait des propos républicains. enfin
                                 avait
elle crut savoir, qu'il avait entrainait /é son fils dans des
lieux
endroits des déshonnêtes. Bref, Me Moreau déclara qu'elle
                                                          toucha même
n'entendait plus le recevoir. Elle en écrivit qque chose
                   dès lors                      écrivit
au Proviseur. On surveilla leurs relations. ils ne
                     dès lors
s'en aimèrent que davantage. - & leurs adieux furent
               lorsque
pénibles quand l'année suivante Deslauriers s'en
                quand
alla pr être clerc à Paris.

Nicole Sibireff.