Gustave Flaubert — L'Éducation sentimentale [1869]

Leurs rêves respectifs : la politique, l’amour

Première partie, chapitre 2 — 599_142r

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rapportant ses discours, ses manières, ses relations. — & Deslauriers l'engagea
fortement à cultiver cette connaissance.
                                                             presque            en litt* &
Frédéric, dans ces derniers temps, n'avait rien écrit. ses opinions littéraires
étaient changées
s'étaient modifiées. Il estimait, par-dessus tout, la passion. Werther,
René, Antony, Frank, Lara, Lélia & bien d'autres plus médiocres
[l'enthousiasmaient presqu'également. [xxx Altéré d'idéal d'idéal, il

Ψ

avait bu à longs traits le vin des poëtes. Mais cette ivresse loin

{{& son imagination
surchargée restait dans une
vapeur inféconde*}}

d'aviver son esprit l'engourdissait sous un amas de sentiments confus.]
    2                 1                                capable d'              ses troubles intérieurs*
La musique, qqfois, lui semblait seule propre à exprimer les agitations
ce malaise       alors                                                        plastique xxx
de son âme, & il rêvait des symphonies — ou bien la surface des choses
                                                                  composé
l'appréhendait, & il voulait peindre. Il avait fait des vers cependant
                                                                                        pourtant
Deslauriers les trouva fort beaux. Mais sans demander une autre
pièce.
Quant à lui, il ne donnait plus dans la métaphysique. ça ne
                                                               & l'h. de la R. fran
mène à rien » disait-il. La politique & l'économie sociale le
préoccupait.
                                                                                         maigre
C'était, à présent, un gd diable /de vingt-deux ans/, avec de longues mains
une large bouche, l'air résolu. [ses yeux brillaient sous des lunettes d'acier
et de temps à autres, il rejetait ses blon cheveux blonds en arrière,
par un brusque mouvent de tête, comme un cheval qui encense.
ses yeux brillaient sous des lunettes    en     ce soir-là
                                un mauvais palet de lasting*
Il portait ce soir-là une méchante veste de toile, & ses souliers
   tout                             paletot de lasting
étaient blancs de poussière. Car il avait fait la route de Villenauxe
à pied, exprès pour voir Frédéric.
Isidore les aborda. Madame priait Monsieur de revenir — & craignant
qu'il n'eût froid, elle lui envoyait son manteau.
[Frédéric assura qu'il allait rentrer tout à l'heure.
prquoi ? reste donc
— rien ne t'y force » dit Deslauriers
       Mais                             Ils xxx promenaient
Et] ils continuèrent à se promener d'un bout à l'autre
des deux ponts qui s'appuient sur l'île étroite formée par
                                                  allaient du côté
                                                     s'avançaient      Nogent
le canal & la rivière. Quand ils marchaient vers la ville, ils
    tout                                   s'avan se tenait
avaient en face, un pâté de maisons [s'inclinant qque peu].
à droite, l'église apparaissait derrière les moulins de bois dont
                                           à gauche                           le long de la rive
les vannes étaient fermées] & des haies d'arbustes, au bord de
                                                                                      xxxxx de l'un
                                                                                                  l'autre
l'eau terminaient des jardins que l'on distinguait à peine


Sawasaki Hisaki — Françoise Robin