Gustave Flaubert — L'Éducation sentimentale [1869]

Le départ du bateau — Les passagers

Première partie, chapitre 1 — 599_001v

2.




Tout à coup
semblaient
se mirent à
se dérouler, filant
xxxx
comme deux
larges
rubans parallèles
& pendant que

Ennuyé sans doute d’une compagnie qu’il jugeait si inférieure à sa
                                                          Puis          mettre
position sociale & à son intelligence il alla se poster tout seul
                                                             on passa sous des ponts
à l’arrière – le navire enfin partit – fendant l’eau plate
                      filaient des* parallèlement    de magasins
& pendant que les deux rives de couvertes de chantiers
de magasins                        basses & plates
& d’usines . . . . & que tout le monde regardait en
          riait                                                      seul à l’arrière- plan
avant & s’échangeait des observations, - il regardait
la gde ville peu à peu disparaître. & regardant une dernière fois la gde ville
                               . . . . . le Pont   L’île St Louis. . . . . il ses narrines
s’écartèrent & il poussa un soupir

Par les déchirures
du brouillard, qui
éclaircies du
soleil par les
il embrassa
semblait s’envoler
sous le soleil
levant
sans aucun ordre
il apercevait des
toits des édifices
clochers. . dont
il ne savait pas les
noms.

       Ce n’est qu’il y laissât qque chose. Il n’y laissait
que des rêves.                                    une personne
         Puis il boutonna sa redingotte. – sourit . . . d’un
air qui voulait dire « je les aurai.
il embrassa encore d’un seul coup d’œil
L’île St Louis.   La Cité, Notre-Dame – & l’immense pâté de
         descendant à
         à sa gauche                                  avec
maisons de la Montagne St Geniève - & l’amas plus
qui s’étendait en pente sa gauche      
descendant                                        s tendaient
indistinct & plus vaste de celles qui étaient à droite
le Panthéon s’abaissa – la rivière fit un coude
et comme il ne voyait plus Paris
Paris avait disparu. Alors il poussa un gd soupir
       il n’abandonnait prtant rien ni personne. il n’y
laissait que des rêves.                lui
Cependant il ne laissait derrière pas autre chose
que la place de ses rêves.
Puis                                                         pour
Alors il compta les jours qui lui restaient avant
de les aborder. – encore deux mois avant de quitter sa petite
                                                                chez sa mère
                                                    retournait maintenant
ville de Nogent sur Seine où il s’en retourner faire son droit


encore l’automne
entier avant d’aller

faire son droit
à Paris c’est-à-dire ce qui signifiait dans sa pensée
          vivre en artiste
être libre se livrer aux arts, être libre, & avoir des amours

Nicole Sibireff