Gustave Flaubert — L'Éducation sentimentale [1869]

Le départ du bateau — Les passagers

Première partie, chapitre 1 — 599_011v

3.


Il avait marché longtemps...

             des
& Aucune illusion n’était tombée de toutes celles qui s’était faites
d’après les ardents tableaux de la littérature contemporaine
Entrevue aux feux du gaz & dans l’atmosphère d’un

tout mouvement*
    xxx    xxx
avec son immense bruit
    son bourdonnement
de travail & de plaisir
la confusion de ses rues
le tapage de ses voitures
         ses f. err.
            la

       la gde ville
soir d’été, avec la rumeur de ses rues
            son la confusion de ses rues, son tumulte
    la voix             son tapage de voiture
les mille sonorités de ses/a foules ses femmes errantes
      éclairés   tous les
ses théâtres ouverts mille allèchements offerts dans
les regards que l’on croise le rayonnement de ses boutiques
       allèc*       &
tous ses rayonnements, tous ses allèchements
tous ses mystères   
lui avait paru A - - - un pays féerique =

& son inconnu
       pénétré
l’avait ébloui
jusqu’au fond de l’âme

      extra-humaine
une capitale surhumaine où le marteau des cyclopes
s’alterne/rait avec le chant des syrènes – & qui l’eût
épouvanté s’il n’en eût pas été séduit. Il s’assit
sur le banc & se mit à penser.

xxx   pays – surhumain
pleine de gloires

lui avait semblé
          ses mystères
tous ses allèchements & son inconnu la gde ville
          ferait
l’avait ébloui comme eût fait qque pays surhumain.

& presq épouv

avait tenir*                                  sonores
lui paru contenir         excessives          triomphes
    rem pleine de facilités extraordinaires = de gloires

retentissant

       sublimes             &
& misères. – horriblement belles = éblouissante &

ou
de douleurs
plus belles que
       des joies

      - - -      extra-humain
titanique comme serait qque pays surhumain &
    retentissements       s’alternerait
où le bruit du m. des cyclopes avec le chant des
syrènes.
    xxx d’une nature particulière se
          d’un
    mêle à des artifices monstrueux
d’un artifice surh.                      avec

comme un pays

où l’on entendait à la fois le marteau des cyclopes se
                                          contiendr
le chant des syrènes & qui n’aurait des félicités
                              sublimes
excessiv. – ou bien des douleurs plus belles que
                     souff.      nobles
des joies triv*

Hisaki Sawasaki