Gustave Flaubert — L'Éducation sentimentale [1869]

Fin du voyage

Première partie, chapitre 1 — 599_046v

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Alors

            troublant
rien ne pouvait déranger sa rêverie. Il s’y abandonna
comp librement.
                                    heure par tout
Il reprit dans ma* mémoire tout son voyage depuis le
il le reprit en entier, heure par heure, Villeneuve St

Villeneuve St

Georges, Ablon, Chatillon sous orne* Orne, Champrosey
                                                    & tous les
Corbeille, Melun, Chartrey* & tous les autres pays ou
         &                    les     & les    les
villages, petites villes, plaines & bois, maisonnets &
châteaux, tout ce qu’il avait vu tout ce qu’il avait
entendu, les figures des passagers, leurs gestes, & leurs

tout ce qu’il avait
entendu, tout ce qu’il avait
vu

                 paroles                    à
des/leurs propos – tout revint dans sa mémoire nettement
heure par heure                                            tant des
heure, par heure, dans le même ordre & avec une d’abondance
                                 remarquait
         précisions            considérait à présent
de & de netteté qu’il y découvrait maintenant
            à peine entrevus     observait
des détails inaperçus, nouveau. des particularités
nouvelles.                                         choses
                                                                         sur
Il la revoyait devant lui & sa rêverie se perdait dans
les moires de sa ceinture, entre les dents de son peigne

la tente de toile grise
faisait un dôme sur
                 sa tête &         petits
Au-dessus de sa belle* tête,
les effilés
glands
rouges de la tente tremblaient
                    bordure

         draperies
dans les plis de sa robe
sur la forme de ses ongles. Sous le dernier volant
                         de son* pied
                 de son pied passait                de couleur
en bas, le bout apparaissait dans une bottine marron.
                 de sa bottine    dans une mince bottine de couleur marr
L’étoffe de couleur marr marron moulait la forme de
son pied. il était fin, creusé en dedans
         mince
L’étoffe lacée* en moulait la forme comme un gand.
                                                                légèrement
– il entendait encore sa voix – une voix un peu
             sonore                                                 qui étaient
sourde, & cependant vibrante avec des modulations pleines
de douceur.                sonore prtant
{{Il se reprochait de ne pas ne l’avoir pas suffisamt
                    lui semblait
regardée. Il avait peur de n’avoir pas tout vu
                                     d’en perdre qque chose}}
                                 être déjà
         elle                     être            de lui
Mais Cela lui semblait déjà très lointain – reculé dans
le passé – ancien. passé depuis longtemps & il le regrettait
il en avait à la fois le regret – il avait peur de l’oublier
& Il se reprochait de ne l’avoir pas suffisamment
de ne l’avoir pas suffisamment regardée.

Sawasaki Hisaki