Gustave Flaubert — L'Éducation sentimentale [1869]

Retour à Nogent

Première partie, chapitre 1 — 599_066v

10. 11

—— Mais Mr

aux
sans égard pr les civilités de son domestique
son domestique l'aborda. Mais sans répondre à ses civilités il lui dit
d'un ton brutal :
—— Pourquoi n'as-tu pas amené la voiture jusqu'ici ? » il n'eut pas
été fâché de faire savoir qu'il possédait une voiture — & comme
bonh.
le serviteur s'excusait.
—— quel maladroit ! allons ! donne-moi cent sous. & il alla manger
dans une auberge.
Un quart d'heure après, au moment de se mettre en route
eut envie d'entrer comme par hazard
il balança s'il n'entrerait comme entrer dans la cour des
xx
encore peut-être
diligences. Elle pouvait s'y trouver. il la verrait. À quoi bon ?
se dit-il. —— & l'américaine attelée de deux
prit la
chevaux s'élança sur la route de Bray.
sa mère
Ils n'appartenaient pas tous les deux à Me Moreau
Elle avait emprunté celui de Mr Chambrion le receveur
des contributions pr l'atteler près du sien. François
avait quitté Nogent
av était la veille au jour levant, s'était reposé à Bray
parti
tout l'après-midi
jusqu'au soir & avait couché à Montereau —
rafraichies
si bien que les deux bêtes n'étant pas fatiguées
filaient d'un bon trot trottaient lestement sur
le chemin plat
fatigué de trop & d'ailleurs
Frédéric qui s'était levé tr matin, un peu appesanti
avalé
d'ailleurs par un repas trop vite dévoré ne tarda pas
las de s'être levé
à s'endormir
Quand il se réveilla — vers cinq heures du soir
en grelottant un peu — Le soleil baissait. Les plaines
moissonnés se prolongeaient à perte les unes après les
avec grosses
autres. De gdes meules de blé, ça & là se levaient
se suivaient
les arbres au bordant de l'eau la route & les mètres
ils xx
de cailloux faisaient deux pâles lignes vertes se
au loin par
touchaient à leur extrémité. — & les mètres de
au bord de la route
cailloux s'altéraient régulièrement. & les ormes qui bord
au b. des fossés faisaient deux pâles
lignes de verdure
se rejoignant par
le bout

Sawasaki Hisaki