Gustave Flaubert — L'Éducation sentimentale [1869]

La fin du voyage

Première partie, chapitre 1 — 599_074v

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Après son déjeuner le directeur de l’art ind-
Puis Il l’emmena Frédéric sur l’avant du bateau | encore une fois |
Alors
pr boire des grogs – l’intimité devint complète. Il avait
cependant oublié les confidences de son ami – car le jeune homme
lui parlant, par hasard, de ses prochaines études juridiques
de tels si nom tellemt sincères
il se répandit en de tels éloges sur la profession d’avocat
à
que Frédéric en fut ébranlé intérieurement. Puis comme

Comme il

ne voyait plus du reste
n’était pas là il prétexta l’ardeur du soleil pr retourner
d’ailleurs
sous la terr* tente. couvert de papier blanc
relié en Qqfois
Elle lisait un petit volume de maroquin vert. De temps
deux qqfois
à autres Les deux coins de sa bouche se relevaient & un
éclair de plaisir semblait illuminer son front. [Quel livre
était-ce donc ? et comme il jalousait celui qui avait
inventé
écrit était
les chose dont elle maintenant occupée ! –
cependant qu’il
songeait qu’il allait disparaitre | ait
Il se rongeait le cœur en songeant qu’il passerait
pr elle que tous les autres
aussi indifférent à ses yeux qu’une des bulles d’air sur l’eau
sans avoir pu lui rendre aucun service – lui adresser une parole
seule même
en tirer une pensée – lui laisser un souvenir « Comment faire »
seule au moins
se disait-il. & il cherchait. « si quelqu’un tombait à l’eau
alors alors
je m’y jetterais, elle me remarquerait alors – m’admirerait
& viendrait à m’aimer peut-être.
immense toute qui avait çà & là avait çà & là
Une gde plaine nue s’étendait | ant à droite, avec des meubles
s’étendait à droite
de blé, rondes comme des tours. – de l’autre côté une prairie
verte 2 1
verte allait doucement rejoindre un côteau, où l’on voyait
avec
des champs de vignes sous des noyers, un moulin dans la
& petits au-delà découpant courbes
verdure, de chemins, plus haut, faisan des zig-zags dans
la roche blanche qui touchait au bord du ciel. Quel
se perdre
bonheur c’eût été que de s’en aller ensemble, sous les arbres
qui comm à &
en foulant les feuilles jaunir, de monter côte à
autour de
côte, le bras passé sous sa taille, sous la chaleur

le bas de
pendant que sa robe
balaierait les feuilles jaunies,

en écoutant
du soleil, au murmure de sa voix* robe, dans
en écoutant à la chaleur du soleil
la musique de sa voix, & en regardant ses
                                                sous le rayonnement de
                                                son/ses yeux

Sawasaki Hisaki, Anne Perthuis-Lejeune