Gustave Flaubert — L'Éducation sentimentale [1869]

Au collège de Sens

Première partie, chapitre 2 — 599_116v

18.

                            son père l'épargnant
                 Il                                & comme on le laissait assez libre
Deslauriers resta au collège pendant la vacance.     une traduction
                      il alla                                       l'enchanta
de Platon qu'il trouva dans la bibliothèque l'ennivra.
& il lut une traduction de Platon, le dictionnaire philosoph
plusieurs articles plusieurs articles de Bayle . . . . . .
                 à la rentrée          l'école écossaise

a une fausse clef

et Frédéric le trouva encore plus fort. — [Cousin
             à la rentrée
Frédéric le trouva encore plus mur & plus fort —
fut ébloui, le regarda comme un gd homme —
               le fils de l'huissier fut pris d'un rage de

développemt rapide
expliquer comment il se
développe si vite
peu de tempérament
privé de livres jusque là
arrivait avec ses
forces fraiches

métaphysique — (s'étant mis bien avec le maître chargé
                                                garçon
de distribuer les livres il était homme d'ailleurs à
s'en procurer par toutes les voies possibles)
il dévora
l'écoss l'école Écossaise, Cousin — & en rhétorique
il était perdu dans les profondeurs de Spinosa.
            les études de son ami étaient moins sérieuses.
              L'esprit de Fr. porté aux images & à la couleur
                B
il dessait* Attiré par l'esprit pittoresque des choses
                                       drames moyen âge,       passa  
il dessinait peignait des pièces de théâtre,     il était passé
aux romans historiques. — & de ceux-ci à l'histoire
                         comines
réelle, à Froissart, Brantome, Pierre de l'estoile.
& Brantome. — | Un cabinet de lectures, l'argent de sa
Me Moreau
mère qui ne refuserait rien & les escalades de
Fr   Deslauriers dans la bibliothèque fournissaient
               A
des livres. |. Avec quelles délices il se perdait
dans tous ses tableaux . . . . . .       qu'il voulait
             dessin
reproduire, les étendre, rêvait d'autres livres
faisait des plans, en écrivait des chapitres
                        en cachette . . . . .
les montrait à Deslauriers.    qui lui
donnait des conseils — les plus souvent
                                    les approuvait.

Jean-Christophe Portalis