Gustave Flaubert — L'Éducation sentimentale [1869]

Leurs rêves respectifs : la politique, l'amour

Première partie, chapitre 2 — 599_145r

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                                                                &
Quand il eut écouté la pièce jusqu'au bout le clerc dit « c'est très beau »
sans faire aucune d'observations — ni en demander une autre pièce
______
Quant à lui il/Il ne donnait plus dans la philosophie car ça n'amène*
       ne                  dit-il        des rêveurs        & l'écon sociale*
« ça ne mène à rien » le temps est passé » La politique le préoccupait
Les idées                  moins
les faits l'intéressaient/ant plus que les idées. — les principes ou*
                                                              faits —
du étaient découverts & il ne fallait & les Principes
                   on            devait        s'enquérir
étant connus il ne fallait plus songer qu'à leurs application
                 avait                  les historiens
sociale. Il étudiait/é /l'histoire/ de la Révolution Française
feuilletait la collection du Moniteur
. — Beaucoup de choses
        n'étaient pas encore éclaircies
lui semblaient encore obscures — il les éclaircirait —
On avait calomnié la Montagne. & il admirait Robespierre
Danton était son homme. ——— « Ah voilà des hommes au moins
                 Frédéric                                                  & pâli
                                 singulièremt           il avait maigri
Frédéric le trouvait changé. il était il avait qq chose
                 dégagé                  vif
de plus svelte dans la taille, de plus décidé* dans ses façons —
                                                 & les mains*
c'était maintenant un gd diable de vingt-deux ans, avec de
                         osseuses              bouche
longues mains osseuses une large, le visage blanc, l'air résolu.
                                      ses*
ses yeux brillaient sous des lunettes d'acier — & de temps en
à autres il rejettait ses cheveux blonds qui lui pendait/ent sur
                 avec
le nez, par un brusque mouvement de tête, tout en humant
l'air, fortement
        portait                              p
Il était vêtu, ce soir-là, d'une méchante veste de toile &
                                 tout
ses souliers étaient tout blancs de poussière — car il était
                                     tout
venu de Villenauxe à pied, exprès pr voir Frédéric.
                                 sur le pont            priait Mr de
Mais isidore les aborda. Madame s'étonnait de son
                 revenir — elle s'étonnait de son absence
de la longue absence de son fils & craignant
qu'elle n'eût froid, elle lui envoyait son manteau.
— c'est bien — J'y/Je rentre tout à l'heure dit
                le prit en assurant qu'il allait rentrer
Frédéric en le mettant.
                                 dit Desl.
— Eh qui donc te force ? n'es-tu pas libre ?
envoie-la promener. — à moins que je ne
                                        t'ennuie, mon bonhom
                     & ils continuèrent à causer.

Sawasaki Hisaki