Gustave Flaubert — L'Éducation sentimentale [1869]

Le départ du bateau — Les passagers

Première partie, chapitre 1 — 599_003v

3.


Elle n’avait pas
Vue aux feux du

déchu de ses lectures
gaz dans un soir d’été - - - avec

elle n’avait pas déchu de ses
lectures

    Préparé par des lectures
                                              n’y eut
la Capitale – épouvanté s’il n’y avait pas
            épouvanté

& semblé un

monstre ≠ des félicités – de la gloire – une misère

il s’assit sur le banc
en clairvoie & se mit
à penser - - -

enivrante. héroïques.
    Tout en marchant de long en large il pensait
vibration de la machine*
à cela.       apaisement de

effet matinal – pont rosée.
apaisement du bord

tente pliée – paysage doux Villeneuve St Georges – des
                                       Mais
gens y rêvaient d’y vivre – indifférent à cela –

monde à lui

sentiment de sa force    immense espoir
fortune* – fier de son cœur. – beauté de la jeunesse.
ne sachant comment l’épancher

(vibration de la machine) &

                         n’était tombée
                         ne s’était                                                      faites
Aucune illusion n’avait perdue de toutes celles qu’il s’était formés
               les ardents/es descriptions

Au collège
Au collège

                         tableaux    tableaux à la fois idéal & xxx
d’après des livres les descriptions de la littérature contemporaine
                                                       imagination* passionnée
Les illusions qu’il s’était faites. Entrevue aux feux du gaz & dans la
l’atmosphère
douceur d’un soir d’été la gde ville pleine de tumulte

de rumeur de
travail - - -

                               multiples
avec les allèchements – étalage des libraires – regards
des femmes –                                  rumeur

Cyclopes &
Syrènes
Marteau des cyclopes
& du chant des
Syrènes.

                        la gde ville avec la confusion de ses
       le tapage des voitures
rues, le tapage de ses théâtres & des - - - -
         l’éblouissement des boutiques
ses femmes errantes, ses théâtres ouverts, ses vitres rayonnantes
                               rencontrés dans les regards
tous les allèchements qui s’étalent
à la devanture des boutiques – & jusque sur les murs
dans les affiches – toute la misère des uns la
splendeur des autres – lui avait paru un pays
féerique

Sawasaki Hisaki