le paquebot à vapeur Le 1er septembre 1840, vers six heures du matin, la ville de Montereau s’emplissait de monde – amarrée ? fumait à gros tourbillons devant le quai St Bernard. un peu froid Comme il faisait de la brume quelques-uns battaient la semelle, en maugréant hors d’haleine contre les lenteurs de la manœuvre ; d'autres arrivaient essoufflés ou envoyaient bastingage à leurs amis, par-dessus le bord, des adieux avec la main. des barriques, des affairés câbles, des corbeilles de linge gênaient la circulation, [les matelots ne répondaient à personne. on se heurtait ;] peu à peu les colis montaient entre les deux tambours, & le tapage s'absorbait dans le sifflement de la vapeur qui s'échappant à raz du pont, par des plaques de tôle, enveloppait tout l’avant d'une nuée blanchâtre, tandis que la cloche à l'arrière, tintait sans discontinuer. des gens de boutique avec leurs femmes et leurs enfans de petits rentiers des gens de boutique, avec C'étaient, pour la plupart, des peintres ou des maçons allant |