Gustave Flaubert — L'Éducation sentimentale [1869]

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Première partie, chapitre 1 — 599_058v

12.

Alors qque chose l’ennivra qui était
                                        s’éleva
Alors, du fond de son cœur, qque chose s'éleva, de mélodieux comme
                         suave
un hymne & d'enivrant comme un parfum. Il était
                         doux                                        & qui
transporté dans les espaces d'une joie sans nom. Elle multipliait
les énergies de sa jeunesse, & il se sentait plus intelligent, plus
fort, plus tendre & plus grave. – Pro propre à toutes
les entreprises capable d'exécuter de grandes choses. – en même

Les longues résolutions
les plus nobles
les œuvres extraordinaires
étaient faciles
maintenant

temps s'élargissait.
Et les plus grandes œuvres lui
apparaissaient                      entier
semblaient faciles. L'univers entier comme lui-même
                                                               dans sa pensée
venait tout à coup de s'élargir & elle était le point
                & lumineux                                              convergeait
le point fixe autour duquel l'ensemble des choses allait tourner
& xxx où l'ensemble des choses convergeait
                      sans cause
Une impatience le prit. – un besoin d'action 
                                  & ne sachant comment dépenser

Une joie sans nom

son besoin d'action, il monta sur le siège &
se mit à conduire
Fouet en main & secouant les rênes il sifflait
entre ses dents un air de bravoure italienne. & Il humait

se reflétait


les deux chevaux
galoppant en cadence
galoppant battaient la

                                          doux
le vent avec délices le vent qui lui passait dans
sur le corps comme un large baiser
les cheveux il perdait ses regards dans les
gde couleur de pourpre le ciel à l’occident
nuages empourprant qui s'étalait au couchant

en mesure
terre – la voiture
en cadence    lestement
allait si vite qu’elle
oscillait comme un
bateau

sur la campagne. - il y perdait ses regards
s’y perdaient. & bercé par le mouvement
                            les paupières entrecloses &
   bercé
- & balancé par ce mouvement, bercé par la cadence
               & les yeux regar   
il perdait sa vue dans les nuages, il s'abandonn
                                          bonds*
à une intérieurement aux transports d'une
profonde illimitée

il s’abandonnait à une

joie sans cause & sans lim
il s'abandonn aux transp d'une joie rêveuse
                une joie sans cause & illimitée

Danielle Girard