elle était dans sa pensée le point fixe ou* & lumineux où l’ensemble des choses convergeait. Les deux chevaux battaient la terre en cadence – & bercé par le mouvement de la voiture les paupières à demi closes & le regard dans les nuages il s’abandonnait à une joie rêveuse
& infinie. à Bray, il n’attendit pas qu’on eut donné l’avoine. Il alla devant sur la route, tout seul, à pied – [& il murmurait : tu n’es point blanche ni cuivrée Mais il semble qu’on t’a dorée avec un rayon du soleil !] Arnoux l’avait appelée Marie. il cria très haut — « Marie ! » Sa voix se perdit dans l’air. Une large couleur de pourpre enflammait le ciel à l’occident. De grosses meules de blé, qui se levaient au milieu des chaumes, çà & là, projetaient le vent soufflait des ombres géantes. Un chien se mit à aboyer dans une ferme au loin. Alors il frissonna, pris d’une inquiétude sans cause Isidore mit* xxx Quand Onésime l’eut rejoint il se plaça sur le siège, pr conduire sa défaillance était passée. Il était bien résolu à s’introduire 2 1 chez les Arnoux, n’importe comment & à se lier avec eux. Leur maison devait être amusante. Arnoux lui plaisait d’ailleurs. & Alors puis, qui sait ? le hazard est tellement profond. Un flot de sang lui monta au visage. ses tempes bourdonnaient, il fit claquer son surmenait fouet secoua les rênes, & il forçait les chevaux à galopper le vieux cocher d’un tel train, que le vieil Onésime répétait : Monsieur — doucement, doucement ! vous les rendez poussifs. » Peu à peu, Frédéric se calma & il écouta parler son domestique on
Madame attendait Monsieur avec grande impatience. Beaucoup de personnes étaient fort désireuses de le voir, & Melle Louise avait pleuré pr partir dans la voiture. |