à Bray il n’attendit pas qu’on eût donné l’avoine. la route tout murmurait
il continua seul à pied. – il se disait tout haut, en
marchant tu n’es point blanche ni cuivrée Mais il semble qu’on t’a dorée avec un rayon du soleil. [il répéta plusieurs fois « avec un rayon du soleil] très haut [ Arnoux l’avait appelée Marie. il cria « Marie ». sa voix se perdit dans l’air.] Une large couleur de pourpre enflammait le ciel, à l’Occident. de grosses meules de blé, qui se levaient au milieu des chaumes, çà & là, *se dr* ormes tordus* m* projetaient des ombres géantes. [Des ombres dessinaient en noir sur arbres l’horizon la silhouette de leur branchages.] un chien se mit à alors aboyer dans une ferme, au loin. – Alors il frissonna saisi alors pris d’une inquiétude sans but. tout à coup cause près de lui Quand Onésime l’eut rejoint, il se plaça sur le siège pr le conduire. Sa défaillance était passée. il était bien 2 1 résolu à s’introduire n’importe comment, chez les Arnoux eux & à se lier avec Arnoux. &* Leur maison devait être amusante – elle servirait à ses relations, ses projets d’ailleurs artistiques. D’ailleurs Arnoux lui plaisait. – & puis tellement alors qui sait ? le hasard est si profond. Alors un flot de sang lui monta /du cœur/ au visage ses tempes bourdonnaient secoua les rênes il fit claquer son fouet & il forçait les chevaux à galopper d’un tel train surmenant* |