Gustave Flaubert — L'Éducation sentimentale [1869]

La fin du voyage

Première partie, chapitre 1 — 599_071r

11.

                                        Elle
La chambre des Premières retentissait du cliquetis des fourchettes. Autour
des tables rondes, traversées à leur milieu par les colonettes de fer qui
soutenaient le pont, des bourgeois mangeaient, gaiement. On coupait le pain
                                                            de café
on débouchait des bouteilles. un garçon en veste noire circulait, & le
gd gd jour, entrant par les hublots ouverts, faisait briller la peinture
                             encore fraiche &
blanche des parois trop fraiche encore & sentant l’huile. –
                         causaient
                        étaient                                 étaient
Mr & Me Arnoux vis à vis l’un de l’autre étaient dans le fond
                                         jusqu’à eux
à droite. Frédéric s’avança jusqu’à eux, d’un air indifférent
puis & & & en face                                 ayant ramassé un journal
puis il s’assit sur la longue banquette de velours rouge qui
                    en face
qui se trouvait là.
                                            ils dev
     [Ils devaient à Montereau monter prendre la diligence de Châlons]
ils allaient en Suisse. leur voyage durerait un mois. Me Arnoux
blâma son mari.    d’avoir* xxx s’être si faible

de sa faiblesse

                à son mari de se montrer                                 leur        Alors
lui reprocha à son mari de son* l’excessive indulgence pr la/leur fille. il s’inclina
                                                         dit

dans l’oreille
& il lui dit à voix basse

                par-dessus             xx     dit     qque chose
vers elle, par-dessus la table & lui parla d’une voix si basse que

de gracieux
qque chose
une gracieuseté

                    ne l’entendit pas            par*
que Frédéric n’entendit rien mais c’était quelque chose d’aimable sans doute
                                    pas                     une gracieuseté

probablement

         sans doute car                                                 figure
car elle sourit. – & il avait la même expression de physionomie
Car elle                                                                     visage

D’ailleurs
Il l’entourait de
soin com un
enfant

                     le matin
qu’en parlant le matin à la nourrice. Il semblait, du reste, plein
                 à son endroit        2                     il     2
de prévenances il alla lui chercher un tabouret, craignait pr ses

il redoutait/ant pr

migraines l’odeur de la peinture [& l’entourait e soin comme un
enfant]  
         à cause du soleil
     ferma*/alla tirer                    à cause du soleil
& Il avait fermé* derrière son cou, le petit rideau vert de la fenêtre
                    bas
[Le plafond bas, un peu voûté, & tout blanc rabattait sur elle, une
            crue et*/&            brillaient
lumière vive – ses gds yeux, sous ses gds sourcils, brillaient
                                         assis
deux flambeaux, & Frédéric de l’autre côté de la chambre
                                             en face d’elle*
voyait si bien qu’il distinguai le mouvement imperceptible
                                         2*     imperceptible de ses narrines
de ses narrines, le bord de ses dents courtes sous ses lèvres, & la

jusqu’à l’ombre de ses cils

& la     qui se montrait qque fois     courtes     quand elle
fossette qu’elle avait qqfois dans sa joue droite lorsqu’elle
venait à sourire
souriait. – Mais ce qui l’étonnait c’est que [personne
Cependant tous
n’avait l’air de la remarquer.] – tous les gens qui
étaient là n’avaient pas l’air occupé d’autre chose.
                                         de la remarquer.
        chose incompréhensible
        chose inexplicable

Sawasaki Hisaki