Gustave Flaubert — L'Éducation sentimentale [1869]

La fin du voyage

Première partie, chapitre 1 — 599_095v

12. 12* 11.

{{                      après tout       descendre
Alors Frédéric pensa que rien ne lempêchait de reste
                      pas du tout*
qu’on n’était pas forcé de faire une consommation quelconque
       avait bien
et qu’il pourrait b* le droit de se tenir en bas
comme partout ailleurs.
                               retentissait
La chambre des premières quand il y entra était pleine
      gai
du bruit des caraffes qu’on des fourchettes sur les
       Autour de               traversés à leur milieu
assiettes. De petites for* tables rondes entouraient les
       de bois
colonnettes qui soutenaient le pont, des bourgeois mangeaient
                            on coupait le pain
gaiement. on débouchait des bouteilles. un garçon en
                              gd
veste noire, circulait. & par les hublots ouverts, le gd
          qui
jour du dehors entrait franchement éclairait les parois
                      trop fraiche encore & encore
blan la peinture blanche des parois qui sentait/sentant un
       l’huile
peu la térébinthe. – Mr & Me Arnoux étaient}}

Mr & Me Arnoux

   Frédéric s’ass vis à vis l’un de l’autre, se
Frédéric s’assit trouvaient à droite, à l’entr*
                   étaient dans le fond
               négligement    à droite négligem*
Frédéric all s’avança mollemt jusqu’à eux com
      vaguement   négligement
s’il cherchait une place, puis il s’assit sur
la longue banquette de velours rouge, ayant pris
un journal qui se trouvait là.
Il les entendit nettement tout ce qu’ils se disaient.
          Ils devaient       monter
Ils allaient en Suisse. à Montereau ils devaient
    dans                                        puis
prendre la diligence de Chalon, descendre la Saône
jusqu’à Lyon. Car ils allaient faire un
voyage en Suisse & leur voyage durerait
deux mois – Me Arnoux reprocha à son
mari son excessive indulgence pr sa fille
          s’inclina vers elle
et Arnoux se pencha inclinant sa
    par dessus
poitrine sur la table il se pencha vers
elle    & lui parla d’une voix si
                                  les mots
             basse que Frédéric
                n’entendit rien

Sawasaki Hisaki