Gustave Flaubert — L'Éducation sentimentale [1869]

Leurs rêves respectifs : l'amour, la politique

Première partie, chapitre 2 — 599_136v

22.


Puis ils se racontèrent leur existence intérieure depuis deux
            qques un
ans — car leurs lettres étant surv ayant été saisis ils
avaient presque renoncé à s'écr* s'écrire.
                                          la fougue
Une fois Deslauriers parti, l'activité littéraire de Frédéric

un gd découragemt
l'avait pris

                   et son                      l'activité
était tombée. Un drame intitulé le Chevalier de Calatrava
                        à la scène trois
en
était resté au premier acte. Sa mère tenant à lui donner
tous les talens d'agréments, il avait continué ses leçons de musique
         même                                dans le genre allemand.
& pr se distraire composé plusieurs valses. — Puis il rev était
                                   à la poésie lyrique
revenu à la littérature [— aux poètes souvent — principalemt
Il s'était bourré plongé avec délices dans la plus

trop remarquer
sans souci de la forme
& de la couleur.
il embrassant d'une
& admir confondant
il
dans l'admiration/ait
égalemt
pareille Werther, René Manfred

personnelle
sentimentale, la plus désespérée. — Le poète qu'il admirait
avant tout                                 2
le plus c'était Byron. — & ce qu'il estimait par-dessus
tout maintenant la passion       1   maintenant
c'était le sentiment. — Le sentiment lui plaisait
                                                            Werther
plus que la couleur. — les mélancolies de René
                                            & bien d'autres
la fureur d'Antony, Lélia Franck & Lélia

il avait cherché dans les

poëtes un idéal de passion en rapport avec ses vagues

car ces types répondaient
à ses vagues

avait jeté dans son âme leur désespoir,
aspirations d'amour
leurs blasphèmes, leur boursoufflure & leur sublime

& souvent des œuvres
médiocres excitaient
son enth. parce
qu'elles étaient de plein pied
avec son cœur.

      mollet*                libre* sous les gds vents lyriques
nature molle*, esprit naïf il avait absorbé les mensonges
                                                               naïvemt
des poètes — & n'y faisait pas gde différence en quête
d'un idéal de passion, en rapport avec ses aspiration
                &
vagues. — son cœur, comme ciel orageux, était

tout

gonflé                                où passaient d'éblouissant éblouissants*
plein de ténèbres chaudes traversés par des éclairs —

à produire
son imagination
Loin de l'exister
(1)
toute initiative

    B
& il ne savait pas à quoi se résoudre. — dans
         encombrement pareil à un ivresse
cet embrem encom arrêtait toute activité.
      A    nbsp;             avait fait
loin de l'exister. — Il faisait des vers cependant
il en récita qques uns à Deslauriers.

Sawasaki Hisaki