Gustave Flaubert — L'Éducation sentimentale [1869]

Leurs rêves respectifs : la politique, l'amour

Première partie, chapitre 2 — 599_140r

20.


       {{— Comment vas-tu faire ? » dit Frédéric tout ému.
             Deslauriers continua.}}


Mais

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Comme il voulait concourir plutard pr une chaire de professeur à
l'École des droits [et que des occupations lucratives prenaient du
                                                         D acceptait

il acceptait provisoirement

temps] & qu'il n'avait pas d'argent, il était revenu/ait à troyes
                                                         D était
[où on lui offrait] une place de maître-clerc chez un avoué.
                     2                        1
à force de privations il économiserait quatre mille francs — et

en attendant, une
position
qu'il continuerait ses études
indispensables à l'achèvement

s'il ne devait, d'ici là, rien toucher de la succession maternelle
                               travailler là-bas                   les
il aurait du moins de quoi vivre à Paris, pendant trois années
                                                    libremt*

qu'il poursuivrait*

xxxxxxxx                                                                avait bon

de ses études

le temps qu'il fallait [pr se faire une position] &* Il ne désespérait

Il avait bon

espoir néanmoins

quant à présent
Mais il fallait abandonner leur vieux
dans la Capitale
projet de vivre ensemble à Paris
pr le moment du moins

pas, cependant son père, étant, surveillé rendrait gorge. Mais
                                                       d'ici à longtemps du moins*
ils ne devaient pas vivre ensemble à Paris — suivant leurs
                            Deslauriers
vieux projets. — Avant cette nouvelle séparation [qu'il pouvait

{{& [C'était pr lui apprendre
cette nouvelle qu'il}}

                     Deslauriers
être longue,] il avait vu voulu voir Frédéric, & il était

2 1
& cette séparation nouvelle
pouvait être longue encore

           exprès         Villenauxe                              toutes
venu exprès de Marsilly, à pied. Ses bottes étaient blanches
de poussière. ——— « Voilà, mon pauvre vieux » dit-il, en finissant

quant à présent
pr le moment
du moins.

d'un ton stoïque.]
                                       xxxxx                     & de douleur
Frédéric baissa la tête, accablé de surprise [& de chagrin] C'était
le premier de ses rêves qui s'écroulait. — [Puis il leva sur
son ami ses yeux pleins de larmes, sans pouvoir parler.]
                                                             La vie est longue. je te

— Allons

Console-toi » dit le fils du capitaine. « La chose est retardée
        rejoindrai. Sois en sûr*
seulement. allons, pas de faiblesse. n'y pense plus » — il le
secouait par les mains, [en tâchant de le réconforter
et pr le distraire, il lui fit des questions sur son voyage
      les quinze jours passés chez son oncle étaient si* peur
                     que Frédéric

en
Mais en se les

remarquables qu'il n'eut pas gd chose à narrer. Mais
rappelant,                                               et alors
le souvenir de Me Arnoux lui revint — alors son chagrin
s'évanouit
s'évan                    le

peu à peu

disparut [comme un brouillard [qui s'envole] sous
les                                                               une
un rayon de/le soleil] cependant une certaine pudeur
                d'en             /en revanche par

cependant

l'empêcha de parler d'elle. Mais une sorte de d'enthousiasme
détourné, il s'étendit longuement sur Arnoux.

Sawasaki Hisaki