| L'ÉCRIT |
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Le résumé de texte : |
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La dissertation. |
Exemple 1.
| TEXTE | OBSERVATIONS |
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L'œuvre d'art
délivre celui qui la crée, mais aussi ceux qui la contemplent de leurs
tensions intérieures en leur permettant de les extérioriser. Telle un
sismographe ultra-sensible, elle enregistre les désirs et les craintes, la
façon de concevoir la vie et le monde, les émotions familières, et la façon
d'y vibrer propre aux hommes d'une même foi, d'une même époque, d'un même
groupe social, d'une même culture. En même temps, l'art est un des rares
moyens dont dispose un individu pour rendre perceptible aux autres ce qui le
différencie d'eux : le monde de rêves, de tourments ou d'obsessions dont il
est seul à porter le poids. De chacun, alors, il exprime ce qu'on croyait
inexprimable : son secret.
René HUYGHE |
Première étape :
l'énonciation : Deuxième étape : thème, thèse : Troisième étape : l'organisation : C'est cette organisation que nous vous invitons à représenter précisément dans un tableau de structure : ne pensez pas que le fait d'établir ce tableau au brouillon vous fera perdre du temps. Une fois rempli, il vous permettra au contraire d'aller plus vite dans la reformulation, chaque unité de sens étant nettement repérée. La colonne Parties sépare chaque étape de l'argumentation, que la colonne Sous-Parties décompose si nécessaire. La colonne Arguments vous permet d'identifier rapidement chaque argument et d'aller déjà vers son expression la plus concise en repérant les mots-clefs. C'est cette colonne, surtout, qui vous sera précieuse. Quant à la colonne Exemples, elle vous permet de repérer ce que votre résumé pourra ensuite ignorer (attention cependant au fait qu'un long paragraphe d'exemples peut avoir une valeur argumentative ! |
TABLEAU DE STRUCTURE
| PARTIES | SOUS-PARTIES |
ARGUMENTS (mots-clefs) |
EXEMPLES |
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L'œuvre d'art délivre ... >
inconscient. Introduction |
L'œuvre d'art... > son secret. | L'œuvre d'art délivre créateur et spectateur de leurs désirs secrets. |
Telle un sismographe |
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Mais
l'œuvre d'art > inconscient. - tantôt, elles y insinuent des manières - tantôt, elles nous libèrent, au contraire (annonce des deux parties suivantes) |
L'œuvre d'art agit en nous, en nous inspirant ou en nous libérant. |
/ |
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L'œuvre d'art, par ce qu'elle nous montre ... > tensions intérieures. Premier aspect : inspiration |
L'œuvre d'art ... > débridées de 1830. | L'œuvre d'art inspire des sentiments, ce que certains monarques ont su utiliser. |
Charlemagne, Louis XIV et Napoléon / Mme de Staël |
| Ainsi, l'œuvre d'art ... sa charge. > Mais il est tout aussi vrai ... > intérieures. | Transition. |
/ |
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| Tout
homme porte ... > à ces
évocations. Deuxième aspect : libération |
/ |
L'œuvre d'art condense et libère les pulsions de l'artiste et du spectateur. | Aristote, condensateur, Toulouse-Lautrec, le Douanier Rousseau, écoles monacales, |
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Ainsi l’œuvre d’art ... >
de son être. Conclusion |
Ainsi l’œuvre d’art ... > Mais, tout aussi bien ... > décevante réalité. | Elle soulage l'homme de ses inhibitions mais incarne aussi ses idéaux. |
/ |
| Il en crée donc ... > de son être. | Artiste et spectateur compensent les lacunes de leur vie. |
/ |
LA REFORMULATION
Résumez ce texte en 130 mots.
Les contraintes de l'exercice :
Comment procéder ?
Reprenons notre texte. Nous allons décomposer la démarche en traitant successivement chaque unité de sens dégagée par le tableau de structure. Chacune d'elles nous offrira en outre de quoi appliquer les règles essentielles de la concision, auxquelles nous nous exercerons page suivante.
PARTIES |
Observations sur les réductions |
PROPOSITION DE RÉSUMÉ |
1° 2° § |
Le verbe catalyser est utilisé pour rendre compte de la fréquence dans le texte des métaphores scientifiques |
L'œuvre d'art catalyse les valeurs et les désirs secrets propres à ses contemporains, artistes ou spectateurs . Elle est aussi ce qui permet à chacun d'affirmer sa singularité. Active, elle peut nous souffler des comportements comme soulager nos névroses. |
| 3° § | Un
connecteur absent du texte (D'abord.) peut être utilisé pour
souligner la structure. Les exemples sont traduits par des formules englobantes. |
L'œuvre d'art sait d'abord être persuasive [50] et modeler les mœurs. Les régimes autoritaires ont su s'appuyer sur cette capacité, aussi bien d'ailleurs que les forces contestataires. |
4° 5° 6° § |
Les connecteurs de la transition sont utilisés au début de cette partie. |
Mais l'œuvre de l'artiste est aussi nourrie de ses inhibitions. En s'en libérant par la création, il permet en même temps au spectateur de vivre [100] par cette procuration de l'imaginaire. |
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7° § |
Une phrase unique rend compte des quatre phrases de la conclusion. |
Ainsi l'art offre une issue à tout ce qui, désirs ou idéaux, ne peut se réaliser ailleurs et permet à chacun de s'épanouir. [131 mots] |
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Exemple 2 - Imaginaire et régulation sociale |
Dans une pensée pourtant tributaire d'une culture qui se proclame
elle-même volontiers civilisation de l'image, qui produit et reproduit des
images d'une qualité toujours renouvelée et à un rythme accéléré,
l'imaginaire est curieusement décrié. Par sa profusion même, il connote
l'éphémère, le superficiel, la séduction, l'apparence qui masque le réel.
Il semble fait pour la consommation passagère, à l'instar de ces panneaux
qui, sur les autoroutes, nous signalent les routes secondaires et les
lieux d'intérêts locaux : nous les enregistrons pour les oublier sitôt
dépassés; sinon, toutes ces informations dont la logique est trop
arbitraire, puisqu'elle renvoie au déroulement du ruban routier,
risqueraient de nous encombrer l'esprit et de nous faire perdre la route,
littéralement. Dire d'une réalité qu'elle est imaginaire, c'est d'emblée
la disqualifier. Évoquer l'imaginaire renvoie ainsi, comme aux belles
périodes iconoclastes, à l'impasse, à l'illusion et aux faux dieux, nous
inscrivant d'emblée dans une dialectique de la vérité, de l'erreur, du
bien et du mal, du sens et du non sens, vérité, bien et sens qui seraient,
eux, hors image, c'est-à-dire hors cadre et par là même hors d'atteinte
pour l'être humain. […] Raymond LEMIEUX
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| Résumé proposé :
Il est paradoxal de constater comment
notre civilisation, où l'image est omniprésente, dévalorise l'imaginaire,
souvent assimilé à un ensemble éphémère de faux-semblants inaccessibles.
Son importance est pourtant évidente dans la constitution des identités
sociales : dans des domaines aussi divers que l'économie, la politique ou
la publicité [50], on sait bien qu'on œuvre aux transformations de la
société en fabriquant son imaginaire. Le pouvoir de l'image tient en effet
à la force de ses connotations. Mais celles-ci agissent en instituant un
univers simplifié où chacun risque de se trouver assigné à une fonction
définie. Loin [100] d'élargir les horizons, la multiplication des images
reproduit les mêmes normes et conforte chacun dans une réalisation de soi
toute virtuelle. Définis confusément par la cohérence de cet imaginaire,
les individus peuvent ainsi se trouver régentés de manière sournoise. |
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